GEPOG: Journées Mondiales des Zones Humides (JMZH)

  • Thématiques Nature
  • Type d'événement Sortie nature, Visite guidée
  • Organisateur GEPOG
  • Dates de l'événement Du dimanche 21 janvier au samedi 3 février 2018
  • Lieu Guyane

« Les zones humides pour un avenir urbain durable »

 

Chaque année autour du 2 février se tiennent, partout dans le monde, les Journées mondiales des
zones humides (JMZH). Mais pourquoi cette date ? Que sont les « zones humides » ? À quoi
servent-elles ? Où sont-elles en Guyane ?
Si la date du 2 février est célébrée, c’est parce qu’il s’agit de l’anniversaire de la signature de la
convention relative aux zones humides d’importance internationale dite « Convention Ramsar »,
traité international adopté le 2 février 1971 dans la ville de Ramsar en Iran.
La définition des zones, ou milieux, humides varie quant à elle en fonction des sources mais elle
possède a minima une composante commune : la présence temporaire ou permanente d’eau. La
convention Ramsar prévoit d’y inclure des parties marines (eaux salées) d’au maximum 6 m de
profondeur alors qu’en France, le code de l’environnement (art. L211-1) prévoit trois critères
précis excluant les zones marines :
– la présence de sols dits hydromorphes ;
– la présence de plantes hygrophiles ;
– le caractère inondable de la zone.
Les fonctions vitales remplies par les zones humides ont été mises en avant depuis plusieurs
décennies et sont multiples :
– limitation des inondations : les zones humides tamponnent les effets des crues en saison
humide et soutiennent un débit minimal en période d’étiage,
– maintien d’une bonne qualité de l’eau des bassins versants : assimilables à des reins, les
zones humides filtrent l’eau, les matières organiques et minérales y sont ainsi piégées et
recyclées,
– approvisionnement : les zones humides apportent à l’Homme ressources et produits. Outre
l’approvisionnement en eau douce qui constitue un enjeu mondial, elles fournissent aussi du
fourrage pour l’élevage d’animaux (zébus entre autres), des fibres, des matériaux de
constructions et certains combustibles… ;
– régulation du climat : notamment en participant à la fixation du dioxyde de carbone, les
zones humides limitent l’effet de serre ;
– support de biodiversité : les zones humides sont cruciales au cycle de vie de bon nombre
d’espèces et notamment d’espèces menacées de disparition ;
– les fonctions sont également récréatives, paysagères, cultuelles et culturelles…
Pourtant, les zones humides sont elles-mêmes menacées (remblais, drainages, mises en culture et
plantations, pollutions diverses) et leurs surfaces ne cessent de diminuer dans le monde. En France,
conformément aux engagements pris en 1971 et pour tenter de freiner leur destruction, des Plans
nationaux d’actions (PNA) sont consacrés depuis plusieurs années à la préservation, la restauration
et la mise en valeur des zones humides.
À ce titre, le 3e Plan national d’action (2014-2018) prévoit de :
 Renforcer la prise en compte des milieux humides dans l’aménagement urbain, dans la
prévention des inondations et dans la lutte contre le changement climatique.
 Mettre en place une véritable stratégie de préservation et de reconquête de leurs fonctions
que ce soit en métropole ou en Outre-mer en associant l’ensemble des acteurs mobilisés.
 Développer une carte de référence à l’échelle nationale pour disposer rapidement d’une vision
globale de la situation de ces milieux.
 Développer la connaissance et la formation sur la gestion de ces milieux.
En Guyane, dont l’étymologie amérindienne renverrait aux « terres d’eaux abondantes », les zones
humides ne manquent pas et trois sites y sont classés « zone humides d’importance
internationale » : les marais de Kaw, l’estuaire du fleuve Sinnamary et la Basse-Mana… Au-delà de
ces sites exceptionnels qu’il convient de préserver des menaces potentielles, les zones humides sont
partout sur le territoire et à la portée de tous, criquots, criques, estuaires et mangroves, pripris,
mares, marais et lacs.
Ainsi, le GEPOG vous propose du 21 janvier au 3 février de partir à la découverte de certains de ces
sites afin notamment d’observer les oiseaux qui y trouvent zones d’alimentation, de repos et/ou de
refuge. Pour cela, six sorties nature gratuites et ouvertes à tous sont proposées :
– Le dimanche 21 janvier, au marais Leblond (aux portes de Cayenne) à 7h ;
– Le samedi 27 janvier, au marais de la Carapa (aux portes de Kourou) à 16h30 ;
– Le samedi 27 janvier, au marais de Panato et RN de l’Amana (Basse-Mana, site Ramsar)
toute la journée dès 7h ;
– Le dimanche 28 janvier, sur les rives de l’estuaire du Mahury (Rémire-Montjoly) à 9h ;
– Le jeudi 1er février, anse Chaton point fixe traditionnel d’observation (Cayenne) à 17h ;
– Le dimanche 4 février, pointe Liberté sur les rives de l’estuaire de la Cayenne, 15h30.
Pour plus d’informations, association@gepog.org ou 05.94.39.00.45.
Enfin, la thématique retenue en 2018 est « Les zones humides pour un avenir urbain durable ». En
effet, il semble important de penser les villes de demain autour de la préservation des zones
humides. À ce titre, les associations Kwata et GEPOG, soutenues par la DEAL, la CTG, la CACL et
l’Office de l’eau mèneront, entre 2018 et 2020, un projet appelé TRAMES. Ce projet, réalisé
à l’échelle de la CACL, vise à :
– mieux connaitre la biodiversité des trames vertes et bleues (TVB) et mieux comprendre les
fonctions qu’elles remplissent ;
– impliquer la population et notamment les scolaires pour une appropriation des TVB ;
– apporter aux décideurs des éléments scientifiquement robustes d’appréciation de l’intérêt et
de la qualité des TVB qu’ils ont définies.
Le projet également soutenu par l’Union européenne (FEDER) fera l’objet de communications
régulières et dédiées.
Plus d’informations sur les zones humides et les animations proposées en Guyane à l’occasion des
JMZH : http://www.worldwetlandsday.org/fr/ ; http://www.zones-humides.eaufrance.fr/ ;
http://www.pole-tropical.org/